Cette année, je n'aurai pas à fermer les portes de la maison. Je vais rester là. Je fais les courses sans calculer les quantités pour gaspiller le moins possible, le frigo reste plein et j'installe doucement les enfants vers leur rentrée.
J'ai cousu le duvet qui emmitouflera Céleste pendant ses siestes à l'école, lavé les draps et les serviettes que Jules emmènera en pension.
Pour autant, il flotte encore un petit air de vacances.


Céleste grimpe de plus en plus haut dans le magnolia, quelques branches de plus qu'au début de Juillet.


Philomène n'arrête pas de gigoter et se tient debout dès qu'elle le peut. rester assise dans sa chaise haute lui est douloureux.


Marie s'occupe de ses petites soeurs et parfois envoie bouler tout le monde, son besoin de tranquilité est intense. ELle cuisine et me régale de nos discussions.


Madeleine, demain, montera encore à cheval toute la journée. Et quand elle n'est pas au poney club, elle galope dans le jardin ou nous emmène voir les chevaux dans la pature près de chez nous.

Jules se pose des tas de questions. Il oscille. de la révolte (d'ado )et de la tendresse. il me fatigue et me fait fondre. J'oscille avec lui.

Monsieur Ma est à Rennes, en Finlande, en Chine, en Corée... Vivement demain tard dans la soirée, il devrait revenir.

De nos vacances, je veux me souvenir des pizzas maison faites à l'unisson.
De nos rencontres. de leurs progrès et de ceux du jardin. Des bains de Philomène que je donne dans l'évier de la cuisine puisque les salles de bains sont cassées ! De cette installation inattendue. Des 15 ans de Jules. De mes filles avec qui je suis bien. Il faudra que je retienne la violence de nos sentiments, les miens et les siens, pour m'améliorer.

 

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