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Ca, c'était vendredi dernier, quelques heures plus tôt.

J'étais en forme, j'avais terminé tout ce que je devais faire, j'avais même eu le temps de passer deux fois devant le miroir pour faire l'idiote sur instagram. A midi, je devais exceptionnellement reprendre Marie pour un rendez vous d'orthodontiste ainsi qu'une amie de Céleste pour soulager sa maman. Tout était organisé.

Je me suis garée, mes oreilles bourdonnaient, je suis sortie de la voiture et je tangais. J'ai forcé mes jambes à avancer, pensant que les vertiges passeraient. Tout balançait autour de moi et sous mes pieds. Je me suis accrochée à un panneau, il a tangué autant que moi. Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Mes jambes obéissent mais je suis incapable de redresser la barre. J'ai essayé de m'asseoir mais je continuais à tomber. Je suis paniquée, je crie " je vais tomber". " je vais tomber". Là, juste devant le portail de l'école. 

Un homme a couru empêchant in extremis ma tête de heurter le sol.

Je ne sais pas comment j'ai tenu les deux heures qui ont suivi. J'ai peur, je ne montre rien. Je fais semblant d'écouter et de m'intéresser. Je suis seule avec mon effondrement.

Le soir, je suis allée chez le médecin. Je pense qu'on m'a a demandé 10 fois si j'avais mangé. Oui, je suis gringalette mais je me nourris ! Je ne suis pas enceinte, même enceinte je suis solide. Je ne suis ni stressée, ni surmenée. Il faut maintenant que j'apprenne à vivre avec la maladie de Meniere. La confiance que j'avais, est tombée avec moi. 

Aujourd'hui, après un week-end raplapla, je récupère. Les prises de sang sont bonnes et hier, je suis retournée nager en faisant attention à mes oreilles et en m'assurant que le maître nageur ne me quitterait pas des yeux. J'étais inquiète mais au moins je continue...

après, on verra mais comme on dit " un jour à la fois"